Parler du bien-être des soignants, c’est forcément à un moment devoir parler des violences subies par les soignants eux-mêmes. La maltraitance des étudiants en santé est de plus en plus mis en lumière. Ils sont souvent confrontés à une maltraitance sournoise, discrète, vicieuse, mais qui peut faire des ravages. Perte de confiance en soi, abandon des études, dévalorisation, traumatisme et dans les cas les plus graves suicides.
Alors comment faire ? Comment se protéger de ces actes, de ces mots quand on est jeune, que l’on a un enjeu, celui de valider son stage pour continuer. Comment réussir à passer outre, ravaler sa salive, faire profil bas pour ne pas s’attirer des ennuis.
Un piège dont l’étau se serre proportionnellement à l’enjeu. Ignorance, maltraitante, abus de pouvoir, domination, discrimination, critique, tout un lot de comportements, de mots, qui doivent aujourd’hui cesser. Pour cela il faut que la parole se libère, que nous parlions de ce sujet non plus comme un sujet tabou, mais comme un sujet grave, d’actualité, dont on doit parler haut et fort.